Une reprise particulièrement douce
« L’INSEE révèle une progression de 8,2 % de la production industrielle sur un an. En termes d’emploi, l’analyse des données de l’Observatoire de l’investissement conclut un solde net positif des annonces de créations et de suppressions d’emplois pour le premier semestre 2010. Ce solde résulte d’une baisse des suppressions d’emplois mais pas d’une reprise de créations, tout en soulignant que l’industrie manufacturière continue de perdre des emplois. C’est le transport aérien et terrestre qui supprime plus d’emplois que l’automobile. Et, selon le ministère de l’Industrie, les industriels français anticipent une hausse de 5 % de leurs investissements cette année, après un effondrement de 21 % en 2009 sous l’effet de la crise. Claude Charrier, directeur général de la Fédération des industries mécaniques, interrogé par Les Echos précise et nuance : « Les entreprises procèdent de nouveau à des investissements, quoique modestes. Contrairement à la chute, qui a été brutale, la reprise est très douce. » Elle sera plus nette lorsque l’accès au crédit pour les PME sera plus facile. En effet, le baromètre du mois de juin de la CGPME-KPMG révèle que 81 % des dirigeants de PME estiment être confrontés à au moins une mesure de durcissement de la part de leur banque, contre 76 % en mars 2010. Toutefois, les mesures issues des États généraux de l’industrie ont porté ses fruits. D’autres mesures sont mises en place. D’ici fin 2010, onze comités stratégiques de filières comme le ferroviaire, le naval, l’automobile, l’aéronautique ou la chimie et les nouveaux matériaux verront le jour. Par exemple, pour ne citer que la filière automobile, Patrick Blain, secrétaire exécutif opérationnel de la plateforme automobile, a décliné les objectifs : « Il s’agit de créer un espace privilégié de dialogue avec notamment l’objectif de donner une visibilité réelle sur les priorités de long terme des donneurs d’ordre et d’impulser une nouvelle dynamique de l’ensemble des acteurs. » Parmi les méthodes, le Lean management. Les résultats attendus : améliorer d’au moins 15 % la compétitivité de la filière sur le sol français, ancrer le Lean dans les organisations ou capitaliser cette méthode vers d’autres directions de l’entreprise (ingénierie, fonctions supports, distribution, etc). L’entreprise de traitements de surface Chatal Coatings s’y est lancée. Les résultats sont probants… »
Voahirana Rakotoson
Rédactrice en chef