L'édito du mois

Edito du n°867 – Septembre

Après l’été, l’optimisme

Si les impôts et les charges pèsent encore sur les entreprises industrielles, l’optimisme semble être au rendez-vous avec des signaux qui clignotent dans le bon sens de la circulation des affaires, selon la note de conjoncture du mois de juillet de la FIM. Les investissements demeurent bien orientés et l’industrie prend le chemin de l’économie numérique ou digitalisée pour ne citer que l’exemple de l’impression 3D. À titre d’exemple, le groupe Seb prévoit de lancer des expérimentations d’impression 3D de pièces détachées avec des consommateurs « pilotes » volontaires. L’enjeu : consommer autrement et mieux. Les questions de la durabilité des produits, de l’obsolescence programmée, du recyclage, ont émergé dans le débat public. Animés par ces préoccupations, de nouveaux modèles économiques émergent autour des notions d’économie d’usage ; on vendra par exemple de l’air comprimé au lieu d’un compresseur. Dans l’industrie du revêtement, on ne vendra plus de produits chimiques, mais on proposera le système de revêtement complet en tant que service. La relation entre le client et le fournisseur s’inscrit dans une innovation de rupture ou plutôt la deep tech, en langage high-tech. Les technologies existent. Botfuel, start-up basée en région parisienne, a créé une plateforme de développement de chatbots à destination des industriels. Constatant que les solutions existantes ne répondaient pas aux besoins des entreprises, la société a conçu la sienne en développant des chatbots pour des plateformes comme Facebook Messenger, Stack, Skype, Twitter ou Telegram. Les entreprises qui l’adoptent peuvent ainsi profiter de l’intelligence conversationnelle pour optimiser la relation client. D’après le cabinet de conseil Wavestone, 61 % des investisseurs classent la France parmi le top 5 des destinations pour investir dans la deep tech. La croissance de ces start-up sera plus importante en France que dans le reste de l’Europe. Auditionné lors des travaux de CESE sur l’industrie, moteur de la croissance et de l’avenir, Patrick Daher, président du groupe éponyme, donne son avis : « La recherche et l’innovation sont fondamentales. Nous avons un besoin impératif d’investir maintenant d’une façon collective dans la recherche et l’innovation pour préparer l’industrie dans 10 ans ». Comprendre l’industrie du futur. L’esprit de créativité inspire toute l’industrie pour une montée en gamme de l’industrie française, non pas en fabriquant nécessairement des produits complexes, mais en y intégrant une plus forte valeur ajoutée.

La tête dans les étoiles pour une industrie de l’avenir

P.-S.

Voahirana Rakotoson, rédactrice en chef