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L'édito du mois

Edito du n°807 – décembre 2011

Le traitement de surface à la pointe de l’innovation

Le secteur du traitement de surface est plutôt bien loti. La plupart des adhérents de l’UITS ayant exposé au dernier salon du Midest, en novembre dernier, évoquent des carnets de commande bien fournis, une belle croissance en 2011, avec des perspectives solides pour 2012. Interrogé par notre confrère de l’Usine Nouvelle, Denis Théry, délégué général de l’UITS précise : « l’état de notre marché est plutôt satisfaisant. Il reflète la bonne santé de la plupart de nos donneurs d’ordres, bien meilleure que ce que l’on pourrait conclure. »
Pour Jean-Claude Monier, président du Midest, « le succès rencontré par cette édition 2011 n’est, lorsqu’on y réfléchit, guère étonnant malgré le contexte économique et financier préoccupant que nous connaissons ». Il explique en effet que « les sous-traitants en général, et français en particulier, ont réagi vigoureusement à la crise de 2008, en développant simultanément quatre grands chantiers intimement liés : la recherche en innovation, la mise au point de nouveaux produits, l’implantation sur d’autres secteurs et la quête de marchés à l’international. A cela s’ajoute la capacité qu’ils ont acquise à gérer les cycles économiques et à préserver leurs fondamentaux : leur personnel qualifié et leur outil de production. Le succès de cette édition reflète ainsi la réussite d’une sous-traitance à la fois dynamique, réactive, décomplexée et qui passe (malheureusement) quasiment systématiquement sous les radars d’analystes aveuglés par la macroéconomie. »
Un seul bémol : les contraintes réglementaires qui pèsent sur l’avenir de la filière, en France et en Europe. Or, le secteur contribue fortement au développement durable à travers d’une part, les nombreux programmes de R&D et d’autre part, les démarches entreprises par les industriels (système de traitement des effluents, sécurité au travail…). Denis Théry explique : « malgré les efforts de recherche, plusieurs substituts considérés se trouvent à leur tour visés par la réglementation ! A terme, c’est notre industrie et avec elle toute la mécanique qui risque d’en pâtir. Sans traitement de surface, il n’y a pas de mécanique, et sans mécanique, il n’y a pas de traitement de surface. » Une réalité : les techniques et procédés éprouvés de longue date font l’objet d’évolutions remarquables et les technologies en traitement de surface sont à la pointe de l’innovation.

Voahirana Rakotoson
Rédactrice en chef

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Edito décembre 2011