L'édito du mois

Edito du n°869 – Novembre

L’innovation environnementale

e point commun entre un véhicule électrique, à hydrogène ou autonome, et l’éolien en mer posé/flottant ou l’hydrolien : la mécanique. Les prémices de certaines briques technologiques comme la technologie hydrogène ont été mises en lumière lors des précédentes éditions de Pollutec. Aujourd’hui, à 40 ans, Pollutec ne déroge pas à la règle avec pas moins de 200 solutions innovantes exposées à Eurexpo Lyon, à partir du 27 novembre prochain. « Du marché de contraintes, on est aujourd’hui sur un marché d’opportunités. Pollutec est un précurseur et baromètre du marché de l’environnement », explique Stéphanie Gay-Torrente, directrice du salon, en présentant en « préshow », le champ des possibles dans l’environnement tant dans le domaine traditionnel (eau, déchets, air, énergie…) que dans celui des nouvelles évolutions comme l’économie circulaire, au sens large du terme. Sans attendre le vote de la loi contre l’obsolescence pour œuvrer en faveur de l’allongement de la durée d’usage de ses produits, le groupe SEB a mis en place une politique d’économie circulaire et plus particulièrement une politique de « réparabilité ». « Réparer plutôt que jeter », tel est le leitmotiv qui guide, depuis 2008, la politique de « réparabilité » du groupe, pionnier dans ce domaine. Depuis l’été 2018, pour renforcer la perception que réparer est possible économiquement et bénéfique pour tout le monde, le groupe SEB teste des « forfaits de réparation » pour chaque famille de produits Rowenta, pour un montant généralement inférieur à 30-40 % à celui d’un produit équivalent, quels que soient la panne, l’âge, ou les pièces nécessaires. L’offre est complétée d’une garantie totale de 6 mois sur le produit pour que plus personne n’hésite à réparer même un vieil appareil. Cette politique est possible avec des produits conçus dès l’origine pour être plus aisément démontables et « remontables ». Depuis la loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte en 2015, l’économie circulaire est aujourd’hui un objectif national. Pour la première fois au monde, une norme volontaire, faite à 100% par les professionnels et à 100% française, aide l’entreprise à s’emparer du sujet et à déployer des projets qui en déclinent toutes les dimensions. Comme les autres normes de système management (Iso 9001, 14001), « la norme publiée, à la mi-octobre par l’Afnor, pose la question du changement de modèle économique. Elle interroge la stratégie d’entreprise », souligne Corinne Del Cerro, responsable développement chez Afnor Normalisation en charge du sujet « économie circulaire ». Le nouveau modèle économique oblige.

L’économie circulaire, un marqueur fort

P.-S.

Voahirana Rakotoson, rédactrice en chef