L'édito du mois

Edito du N°870 – Décembre

Bonne année 2019

La fin de l’année 2018 ? Elle est marquée par la flambée du coût des carburants et la mobilisation des « gilets jaunes ». La prochaine échéance : les élections européennes qui se rapprochent ; il est temps de décider de ce que devrait être l’avenir de l’Union européenne à 27. Enjeu : la course est mondiale et l’Europe a une carte à jouer. La plénière de l’Usine extraordinaire l’a démontrée. « L’Europe est l’avenir du made in France », a lancé à cette occasion Bruno Grandjean, président de la Fédération des industries mécaniques. « Il faut que l’Europe désigne les secteurs dans lesquels elle veut être un champion mondial », a renchéri de son côté le p-dg d’EDF, Jean-Bernard Lévy. Si les grands groupes ont réussi à établir des passerelles entre les différentes nations européennes, « les écosystèmes des PME de chacun des pays européens se tournent le dos. Il faut qu’on installe une vision beaucoup plus ambitieuse de l’intégration de nos économies, dans laquelle les flux de capitaux seront bien plus élevés », pointe Nicolas Dufourcq, directeur général de Bpifrance. Traduction : que les patrons des PME françaises et ceux du Mittelstand allemand se connaissent. D’ailleurs Bpifrance va lancer l’année prochaine une tournée outre-Rhin pour y présenter la France ; un livre sur le New Deal franco-allemand mettra également en lumière des réussites d’implantations allemandes dans l’Hexagone. Lors du lancement de la consultation en ligne, au mois de mai dernier, sur l’avenir de l’Europe, pour Elżbieta Bieńkowska, commissaire pour le marché intérieur, l’industrie, l’entrepreneuriat et les PME, cet avenir se dessine ainsi : « Le marché unique est synonyme de liberté, d’opportunités à saisir et de prospérité. Mais pour que les personnes, les services, les produits et les capitaux puissent circuler librement – physiquement ou en ligne –, il faut que chacun dans l’Union respecte les règles arrêtées de commun accord et que le respect de ces règles soit assuré de façon efficace et cohérente. Et tout comme nous résistons au protectionnisme en dehors de l’Union, il nous faut résister à la fragmentation au sein de l’Union. Nous nous devons de défendre notre marché unique en tout temps afin de préserver notre meilleur atout pour les générations futures. » Pour se lancer dans cette course, la France s’est préparée. Par exemple, le programme 3D Start PME succède au programme Robot Start PME dont les bénéfices sont indéniables pour ceux qui l’ont adopté : +86 % de productivité, +68 % de rentabilité, +18 % de CA, +90 % d’amélioration des conditions de travail sur deux ans. Puis, le cobot (robotique collaborative) inondera à son tour les ateliers…

Une très belle année 2019 à nos chers lecteurs !

P.-S.

Voahirana Rakotoson, rédactrice en chef